La migration du saumon rouge du fleuve Fraser s’effondre

La remontée 2026 du saumon rouge dans le fleuve Fraser, en Colombie-Britannique, s’annonce nettement plus faible que prévu. Au 25 août, l’estimation rapportée par la Commission du saumon du Pacifique était descendue à environ 2,8 millions de poissons, contre 7,7 millions attendus avant la saison. Ces chiffres restent liés au suivi de la migration en cours.

Que montrent les estimations de la remontée ?

Le saumon rouge du Fraser revient généralement se reproduire après un cycle d’environ quatre ans. La comparaison des cycles dominants donne la mesure de la baisse signalée :

  • en 2010, environ 28,2 millions de poissons sont revenus ;
  • en 2018, la remontée a été estimée à 11 millions ;
  • en 2022, elle a été dénombrée à 6,6 millions ;
  • pour 2026, l’estimation au 25 août était de 2,8 millions, soit environ 36 % de la prévision initiale.

Ces nombres ne décrivent pas à eux seuls le nombre de géniteurs qui atteignent les frayères : les captures et les pertes pendant la migration doivent également être prises en compte.

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Quelles conséquences pour la pêche ?

La faiblesse de la remontée a conduit à écarter une ouverture de la pêche commerciale dans les conditions attendues. Certaines pêches des Premières Nations destinées à l’alimentation, aux usages sociaux ou aux cérémonies ont également dû fermer plus tôt que prévu. Les décisions visent à laisser suffisamment de poissons poursuivre leur route vers les frayères.

La Commission suit plusieurs groupes de migration du Fraser. Le groupe estival dominant, particulièrement important dans ce cycle, a lui aussi été revu fortement à la baisse au fil de la saison.

Pourquoi le saumon est-il moins nombreux ?

Aucune cause unique n’était établie dans les informations disponibles au moment de ces estimations. Les conditions en mer et en eau douce, notamment la température et la mortalité pendant le trajet, font partie des facteurs étudiés. Des représentants de pêcheurs évoquent aussi la pression des captures passées, tandis que des chercheurs examinent le rôle possible de la prédation par les mammifères marins.

Ces explications ne font pas consensus et ne doivent pas être confondues avec une conclusion démontrée pour la seule remontée de 2026. Les comptages définitifs et les analyses de la saison seront nécessaires pour mieux comprendre l’écart entre les prévisions et le retour observé.

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