La qualité des fruits de mer varie selon leur provenance. Il est moins certain que les produits de la mer importés soient aussi bien encadrés que ceux pêchés sur les côtes, dans les lacs et les rivières du Canada. Prenons l’exemple de la Colombie-Britannique, dont la filière propose plus de 90 espèces de poissons, de crustacés et de plantes aquatiques, sauvages ou d’élevage, récoltés dans les eaux douces et marines de la province.
Des produits tracés de la source à l’assiette
Le gouvernement de la Colombie-Britannique a mis en place plusieurs programmes de contrôle de la qualité pour encadrer les produits de la mer destinés à la consommation. L’un d’eux est un système de traçabilité qui attribue des identifiants uniques aux produits, aux installations, aux véhicules et aux lots associés à chaque activité autorisée. Le parcours du produit, de la source au point de livraison, est réglementé et contrôlé ponctuellement à chaque étape.
Les fruits de mer locaux peuvent être plus difficiles à trouver et à acheminer jusqu’aux consommateurs. Mais de plus en plus de petites entreprises familiales créent des boutiques en ligne et leurs propres circuits de distribution pour surmonter ces obstacles, en garantissant des produits venus directement de la pêche, frais et sauvages.

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Sauvage ou d’élevage : ce qui change
La qualité nutritionnelle des fruits de mer dépend beaucoup de ce que mangent les poissons. Les produits sauvages, nourris naturellement, sont plus pauvres en graisses saturées et ne reçoivent pas d’aliments enrichis artificiellement comme les poissons d’élevage. Ces derniers présentent aussi un risque plus élevé de maladies, lié aux conditions d’élevage. Enfin, à cause de la pollution industrielle des lacs, des rivières et des océans, le mercure peut se retrouver aussi bien dans les poissons d’élevage que dans les poissons sauvages.
Le prix de la qualité
Comme tous les produits issus d’une production plus naturelle, les fruits de mer sauvages coûtent en général plus cher que ceux d’élevage. Acheter directement auprès des pêcheurs permet toutefois d’éviter certains intermédiaires. Personnellement, je préfère payer un peu plus pour savoir d’où vient mon poisson : selon mes calculs, un filet de saumon rouge sauvage de 1 à 2 kg me revient 5 à 12 % plus cher qu’en supermarché.
Soutenir une entreprise familiale locale et une pêche communautaire est un choix judicieux et gratifiant. Et quand un restaurant affirme servir « les fruits de mer les plus frais », mieux vaut savoir d’où ils viennent !




